La volonté du vivre-ensemble

Les politiques publiques menées par la droite ont produit des tensions au sein de la population française en dressant les Français les uns contre les autres. Ce sont ces fractures sociales, économiques, sociétales et territoriales qu’il faut absolument résorber. Le Premier ministre a employé le mot très chargé d’« apartheid ».

Toutes les enquêtes et le nombre de plaintes déposées auprès de la justice nous montrent une augmentation des actes de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie. Nous avons également atteint un seuil paroxystique de méfiance vis-à-vis de l’islam créé par les attentats terroristes qui ont frappé notre pays. Nous serions tentés, pour expliquer ces gestes de violence, de mettre en cause certains réflexes conditionnés sociétaux de relégation sociale, économique, territoriales, culturelle et politique d’une partie de nos concitoyens.

La laicité brandie par les uns et par les autres est trop sur la défensive, guidée par des peurs au lieu d’être ouverte et protectrice pour tous les citoyens. Les principes laiques sont difficilement tenables sans l’accès aux droits sociaux, civils, politiques pour tous. Ce sont pourtant eux qui doivent garantir le vivre-ensemble dans notre pays. Si nous voulons une société apaisée, l’objectif de l’égalité réelle doit être la boussole des politiques publiques d’intégration. Le gouvernement a fait de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme la « grande cause nationale » pour 2015. Il va y associer toutes les administrations concernées, c’est un engagement important mais il faut que la société civile soit également partie prenante dans ce combat vital pour la France.

Les luttes contre le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie et toutes les formes de discriminations doivent s’intensifier. Elles doivent être assorties de la mise en place de dispositifs pour permettre à tous les citoyens de notre pays de se sentir pleinement partie intégrante de la communauté nationale, de l’histoire nationale, du récit du roman national.

Sans cela, les fractures urbaines, sociales, culturelles ne seront pas réparées et nous vivrons de nouveaux soubresauts qui menaceront directement les fondements de la République.

Pour sa part, le Mouvement pour un Nouveau Pacte Républicain s’engage résolument pour favoriser le vivre-ensemble et l’avènement d’une société plurielle qui s’accepte telle qu’elle est.

Louis Mohamed SEYE

Président du Mouvement pour un Nouveau Pacte Républicain